Cauchemar
Autour de moi les choses se disloquent,
Mon corps se crispe, se convulse,
Dans mes artères le sang diffuse,
Une mort qui se moque,
Me sourit, m'envahie,
Me laisse, sans vie...

Là à genoux prostré,
Dans le néant me libérer,
De ces chaînes m'extirper,
D'une société tant méprisée,
La bile remonte mon être,
Sur le sol se disperse...

Teinté de noir, le rouge s'écoule,
Lentement refoule, une haine rageuse,
Qui ronge, me ronge, brise mes songes...

Les pupilles dilatées, les mains froides,
Ma tête me fait mal,
Le décor a changé,
Plus d'enfants, ni d'hommes, ni de femmes,
Que des restes fumant, calcinés,
Dévorés par les flammes...

Mes yeux pleurent,
Pourtant je ne suis pas triste,
Je contemple ce tableau sinistre,
Une larme salée se meurt,
Sur mes lèvres, asséchées,
Les paupières fermées...

Là à genoux prostré,
Dans le néant me libérer,
De ces chaînes m'extirper,
D'une société tant méprisée,
La bile remonte mon être,
Sur le sol se disperse...

Les paupières fermées,
Le couteau sur mon ventre pointé,
Les dents serrées,
J'enfonce la lame...

Dans mes entrailles...
Tourne, tourne, tourne l'arme...
Tourne, tourne tourne la lame...
Tourne, tourne, tourne l'arme...
Tourne, tourne tourne la lame...

Dans mes entrailles...

J'enfonce la lame...

Autour de moi... Les choses se disloquent...
De mes artères ... Le sang s'échappe...
Une mort qui se moque...
Me sourit, m'envahit...
  D.K.